La direction juridique, nouveau garant de la souveraineté numérique
Les 15 et 16 septembre, la European Company Lawyers Association (ECLA) a réuni à Madrid plus de 400 directeurs et directrices juridiques d'entreprises européennes pour son General Counsel Forum Europe — un rendez-vous incontournable pour penser la fonction juridique à l'ère de l'intelligence artificielle et de la gouvernance des données.
"The European Legal Data Space is emerging as a critical layer of the EU's digital architecture, but its legal and operational scope in practice remains to be seen." — ECLA, 2025
Martin Bussy : "La direction juridique doit devenir le garant de la souveraineté numérique"
Invité à intervenir lors du panel consacré à la digitalisation de la fonction juridique, Martin Bussy, co-coordinateur du Legal Data Space (LDS), a plaidé pour que la direction juridique devienne le véritable garant de la souveraineté numérique des organisations.
« La souveraineté numérique ne se décrète pas : elle se conçoit, se contractualise et se gouverne. Les directions juridiques ont aujourd'hui la responsabilité d'orchestrer cette confiance. » — Martin Bussy, ECLA 2025
Son intervention a mis en avant :
- le rôle stratégique des directions juridiques dans la gouvernance de la donnée et de l'IA,
- la nécessité de maîtriser la chaîne de valeur juridique de la donnée — du contrat au code,
- et la capacité du Legal Data Space à offrir un cadre commun de compliance, d'interopérabilité et de confiance.
Vers une gouvernance numérique portée par les juristes
La participation du Legal Data Space à cet événement souligne une conviction forte : les directions juridiques doivent désormais co-piloter la transformation numérique de leurs organisations, en devenant les architectes de la confiance numérique et de la conformité-by-design.
Les échanges avec les membres de l'ECLA ont confirmé :
- un intérêt croissant pour les Legal Data Spaces sectoriels,
- le besoin de standards européens de gouvernance IA et data,
- et la volonté d'une Europe juridique capable d'imposer sa souveraineté technologique par le droit.